Faust et l’Occident

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« Celui qui hait la lumière », tel est Méphistophélès, le démon de la littérature médiévale qui assiste le docteur Faust, et l’entraîne à sa perte. Mais qui est le docteur Faust ? En ces temps d’inquiétudes civilisationnelles, il m’a paru nécessaire de revenir sur ce personnage qui, au gré des siècles, prend des allures de mythe européen. L’homme contemporain peut reconnaître en lui son image, non parce que Faust est la figure moderne la plus souvent reprise, mais parce qu’elle véhicule une vision de l’homme que ce dernier n’a jamais dépassé. Comprendre l’homme occidental, au XXe siècle comme au siècle qui vient, c’est s’intéresser au pari faustien, à l’être faustien.

L’histoire derrière la légende et le drame

En Allemagne du Sud, vivait Johann Faust, à la fin du XVe siècle ou au début du XVIe siècle. Les documents sont rares, entre 1480 et 1540, mais nous pouvons grâce à eux suivre l’itinéraire du « docteur Faust », qui va d’une ville à l’autre, comme maître d’école, comme saltimbanque, comme astrologue et forain, homme de peu de foi et goûtant les mœurs les plus étranges, les plus suspectes. Comment et où meurt-il ? Nous l’ignorons, mais très vite la rumeur croît à la faveur des anecdotes qui se multiplient sur le personnage, pour vanter ou déplorer ses prodiges, ses plaisanteries, ses sorcelleries. Le tout-venant lui prête des pouvoirs magiques, et dès 1580 un biographe anonyme, pénétré de théologie luthérienne, présente le pacte du « docteur Faust » et des forces de l’enfer pour expliquer ses pouvoirs surnaturels. C’est là qu’intervient le démon « Mephistophiles », qui deviendra Méphistophélès.

Cette association sera pour le « docteur Faust » enrichissante, mais au terme de vingt-cinq années de rocamboles et de plaisirs, le malheureux périt atrocement, châtié pour avoir ainsi pactisé avec le diable. Vingt-deux éditions allemandes de ce livre, le Volksbuch, ont existé entre 1587 et 1598. Christopher Marlowe s’appuiera sur ce thème pour composer son chef d’œuvre, La Tragique Histoire du docteur Faustus, qui connaîtra à Londres un succès considérable à la fin du XVIe siècle. Le « docteur Faust » devient alors homme de la Renaissance, caractérisé par sa gourmandise de savoirs et de connaissances, son goût des expériences qui le pousse à chercher l’alliance du diable. La grandeur héroïque vient frapper le personnage, qui cherchera parmi les Anciens des inspirations, mais sa quête demeurera vaine et la conduira jusqu’à la damnation.

Aux siècles suivants, les récits populaires seront traduits et diffusés, souvent réédités en Europe de l’Ouest et jusqu’en Bohême. C’est en Allemagne que le « docteur Faust » connaîtra ses plus grands succès, où il devient un personnage régulier des théâtres itinérants et des foires. Les pièces conservent quelques traits du drame de Marlowe, toutefois la tragédie cède bientôt le pas à la comédie et un nouveau personnage apparaît, le bon valet (Hanswurst, Kasper ou Pickelhäring) : celui-ci résiste au diable, échappe à la damnation, tandis que Faust le savant connaît un sort terrible, puisqu’il est incapable de résister aux séductions exercées par le démon sur son intelligence.

Les métempsychoses d’un héros romantique

Les auteurs se saisiront du personnage et, au cours de la seconde moitié du XVIIIe siècle, le « docteur Faust » connaîtra des métamorphoses. Il ne sera plus le héros damné, mais deviendra figure du savoir humain, qu’il faut donc sauver du démon de l’ignorance, car à quoi bon l’homme aurait-il gagné l’intelligence, si c’est pour demeurer une bête malheureuse ? Les poètes se saisiront du personnage pour en faire un symbole, un mythe, mais ils iront jusqu’à consacrer un nouveau « docteur Faust », qui n’est pas sans rappeler l’image que ces poètes ont d’eux-mêmes. Faust devient un rebelle, révolté contre les vicissitudes et les défauts du monde, archétype du héros qui défie la moralité, la religion, la société pour en dénoncer les corruptions et qui n’hésite guère à choisir l’alliance diabolique au nom d’idéaux élevés. Méphistophélès apporte à Faust l’inquiétude féconde et créatrice, dont il nourrira son exceptionnelle intelligence.

Johann Wolfgang Goethe a-t-il conçu son « docteur Faust » en imaginant quelle postérité serait la sienne ? Nous y retrouvons tout l’univers de cette jeunesse patricienne de l’Allemagne du XVIIIe siècle : les rêves, les révoltes intérieures, l’attrait pour la magie et l’alchimie, l’amour et la passion. Le « docteur Faust » de Goethe connaît les plus nobles aspirations, mais celles-ci le conduisent dans les rets du démon : il séduira la belle Marguerite, avant de l’abandonner, ce qui la tuera. Trois étapes suivent l’élaboration de cette œuvre : Urfaust entre 1771 et 1773, Fragments de Faust en 1790, enfin Faust, première partie de la tragédie, en 1808. Sous l’influence fertile de Schiller, Goethe accroit son drame d’horizons nouveaux et, surtout, le pacte faustien devient un pari avec le démon : Méphistophélès réussira-t-il à détourner la noble ambition de Faust vers le plaisir, l’égoïsme et l’autosatisfaction ? À ce pari répond celui qui s’engage entre le diable et le Créateur, car ce dernier place toute sa confiance en la nature humaine. Méphistophélès se veut volontiers voltairien, tandis que le « docteur Faust » préfigure déjà le héros romantique, constamment partagé entre les grands élans de son âme, qui l’inclinent aux plus hautes aspirations, et les désirs immédiats de son individualité, de son égotisme. Goethe, en 1832, achève la Deuxième partie de la tragédie. Quelques aventures attendent encore les « docteur Faust », à la cour de l’empereur d’abord, puis sur les siens d’une quête symbolique et mystique, jusqu’aux Enfers d’où il ramènera Hélène de Troie pour l’épouser sur la terre. L’épouse, malheureusement, disparaîtra vite avec leur enfant Euphorion, figure du génie poétique. Déçu, lassé par la politique, par la guerre, le « docteur Faust » cherchera ailleurs, il ira fonder un empire sur un territoire marécageux, avec l’assistance du diable et pendant un temps, il y trouve la joie de l’abnégation. À sa mort, l’âme du docteur échappe au diable et les anges le conduisent au ciel, mais il n’est guère précisé si son salut repose sur ses ambitions nobles ou sur la grâce divine.

Cette deuxième partie ne connut guère le succès en Europe. Les successeurs allemands de Goethe ont préféré toujours mener Faust à la damnation, pour punir la grandeur et la démesure des aspirations du docteur, pour punir ses actes, son goût de l’infini, son égoïsme, son individualisme, son orgueil.[1] Avec Don Juan, le « docteur Faust » devient une figure incontournable, pour caractériser la démesure de l’égoïsme humain. En Angleterre, Byron, Bailey et d’autres emprunteront au mythe de Faust le fantastique diabolique et l’idée du titan condamné dans ses ambitions. En France, Madame de Staël et Gérard de Nerval populariseront le « docteur Faust » de Goethe qui sera très vite accepté et adopté par les jeunes romantiques comme un référent culturel idéal. Delacroix lui consacrera de nombreuses lithographies et l’opéra de Berlioz, La Damnation de Faust, connaîtra un franc succès. La vision romantique perdurera jusqu’à Gounod, jusqu’à Boito, en musique, et jusqu’à Villiers de l’Isle-Adam et Ibsen en littérature, tout au long du XIXe siècle.

Toutefois, les reprises ont affadi l’œuvre originale. L’opéra de Gounod ne reprend de l’œuvre de Goethe que la tragédie de Marguerite et l’abattement du « docteur Faust ». Le grand public sera naturellement conquis par cette proposition « facile », dans l’air du temps de ce romantisme léger. Le succès et les triomphes connus par cet opéra sur les scènes du monde entier, ainsi que les nombreuses reprises parodiques qu’il suscita, témoignent de l’accueil favorable que le public lui réserva. Cet opéra sera si bien reçu qu’il inspirera, avant 1914, près de seize films en seize ans, dont six de Méliès. Mais il y a loin de ces reprises au drame original. L’œuvre de Goethe, mal comprise, peut-être, n’est que peu lue et peu représentée, au tournant du XXe siècle. Toutefois, en Allemagne, l’optimisme attaché au destin du « docteur Faust » se répand et peu à peu les commentaires de l’œuvre viendront faire de Faust un héros national, une sorte d’avatar de l’âme allemande dressée contre l’Europe et les dangers qu’elle fait peser sur elle. Au début du XXe siècle, le scientisme associera volontiers Faust à Prométhée pour en faire la figure idéale de l’humanité moderne, pour exalter les aspirations à la liberté, au progrès. Dans les œuvres sérieuses comme dans les œuvres plus parodiques, l’idéalisation rayonne et montre bien quelle place le héros faustien se taille dans ce monde où la technique, déjà, occupe une place croissante et considérable.

Les métamorphoses du mythe au XXème siècle

Faust connaîtra, avec la Première guerre mondiale et la crise de 1929 un surcroît de popularité. Goethe est lu dans les tranchées allemandes : Faust se consolide comme héros national allemand, tandis qu’il sera très critiqué partout ailleurs. Oswald Spengler publie en 1918 Le déclin de l’Occident, où l’homme faustien est présenté comme le type propre de l’homme occidental depuis le bas Moyen Âge. Cet homme tire sa grandeur et sa force de sa passion de l’infini, de sa volonté de puissance ; Spengler nous décrit un homme résolument plus nietzschéen que goethéen, puisque l’homme faustien n’a besoin ni de Marguerite, ni du diable : il lui suffit de trouver dans son intelligence et dans le foisonnement de la technique les outils de ses conquêtes et d’ailleurs, l’action et la technique, bien plus que la connaissance, sont au cœur de l’identité de cet homme occidental. Le Prussien sera le meilleur exemple de ce modèle, c’est pourquoi l’avenir lui appartient. Cette approche historique est contestable, mais elle témoigne d’une vision de l’homme ancrée dans l’épopée de la modernité mais détachée de la proposition goethéenne. Il ne faudrait pas confondre le Faust national allemand et l’homme faustien de Spengler, toutefois le cliché, très ambigu, connut un succès formidable, car il apparaît au moment où l’Europe tremble sur ses fondations. Cet homme faustien existe comme héros parmi les ruines, dressé quand tout autour de lui fume encore la catastrophe : cette figure vient compenser les rêves irréalisés d’une Europe affaiblie, vieillie, et proposera une contrefaçon du surhomme, prête à l’emploi pour les nationalismes allemands qui s’éveilleront.

L’Après-guerre, au-delà du Rhin, voit Faust devenir un thème épanoui dans tous les arts, dans tous les genres littéraires. Récits historiques, marionnettes, films populaires, poèmes sérieux s’alignent pour retrouver le « docteur Faust » et le caractère nationaliste s’affirme jusqu’à culminer avec Kratzmann : Faust, un livre de l’esprit allemand en 1932. Le centenaire de Goethe verra l’Allemagne communier dans l’adoration du « docteur Faust », et même si à l’étranger quelques plumes ont exprimé des réserves, Korff consacrera le type idéal d’une attitude religieuse humaniste dans La Foi faustienne en 1938. Le nazisme sera pourtant fatal à cette profusion d’écrits autour du mythe et dès 1933, Kummer annonçait déjà La fin du millénaire faustien : l’allemand doit répudier la foi chrétienne, source des dilemmes faustiens, pour embrasser l’idéal du héros ancestral, Siegfried. Tandis que le reste de l’Europe maintient la condamnation de Faust au purgatoire, les nazis préfèreront éclipser le personnage. Celui-ci a pourtant incarné longtemps le nationalisme allemand : il intègrera la propagande nazie et sera condamné avec le nazisme, après-guerre. Symbole d’une Allemagne qui s’est offerte au « pacte diabolique » du nazisme, Faust devient l’incarnation mythique de la catastrophe et du traumatisme. Ils seront nombreux à condamner cette interprétation abusive et grotesque du drame de Goethe, notamment Jung et Beutler. La littérature et les arts cependant, prolongeront la condamnation[2] mais le mythe conservera ses fondamentaux : Faust est l’homme idéal de la modernité et son destin est une image sécularisée de la « passion » chrétienne ; il est cet homme appelé à dominer le monde, à rayonner comme exemple pour les autres hommes. Certains marxistes verront en Faust un nouveau Prométhée. Dans La Beauté du diable, toutefois, de Salacrou et Clair, le héros et l’homme sont en procès, et seront finalement sauvés parce qu’ils renoncent aux grandeurs illusoires, promises par l’association diabolique. Ce film, en 1950, vient quelque peu tempérer l’idéal proposé par l’homme faustien.

En 1940, tandis que la France tremble dans sa chair, Paul Valéry écrit Mon Faust. Il y a d’abord une féérie fantastique, chagrine, où l’amertume de l’auteur transpire dans le débat du « docteur Faust » qui discute avec un ermite, pour évoquer le bien et le mal ; le pessimisme caractérise les propos de ce Faust, devenu un sage qui hésite, qui s’interroge, qui se partage entre les choses de l’amour et les choses de l’esprit. Faust se montre humble et prudent, plein de sagesse devant le diable, Méphisto, qui veut l’entraîner à de nouvelles affaires avec une demoiselle. Les fragments demeureront inachevés, car Valéry s’éteint en 1945. C’est avec Thomas Mann, en 1947, que le « docteur Faust » connaîtra un nouveau développement. Dans Le Docteur Faustus, la vie du compositeur Adrian Leverkühn, le personnage mythique est désormais un génie, un artiste, un malade : Adrian a des ambitions trop grandes et pour composer une musique nouvelle, géniale, il acquiert le génie au moyen d’un pacte démoniaque qui lui apporte aussi la névrose, la solitude. L’itinéraire de l’artiste témoigne de l’itinéraire du peuple allemand, passé si vite d’un frisson collectif à la névrose intérieure. C’est le destin tout entier de l’Allemagne et de Faust, depuis la Réforme, car le roman a l’ampleur philosophique des synthèses historiques. Le destin de Faust est tragique, Mann se montre bien moins enjoué que ne le fut Goethe.

L’homme faustien et l’homme européen

Trois mythes de Faust se sont succédé et tous ont caractérisé une certaine idée de l’homme européen, de l’Allemand. À la Renaissance, le « docteur Faust » est un magicien, un prestidigitateur que la damnation angoisse et qui vit partagé entre deux images, celle de Paracelse, le médecin émerveillé à l’idée les champs vierges et inconnus de la connaissance, et celle de Théophile, souvenir médiéval de celui qui renie sa fidélité à Dieu et pactise avec le diable, lui jurant fidélité et renonçant à sa liberté en croyant l’affirmer. Marlowe condamne son héros dramatique, car la faute du pécheur est inexpiable.

Au XVIIIe siècle, et au XIXe, le drame change de signification : les désirs égoïstes du premier Faust deviennent métaphysiques, désirs d’infini. Ces désirs deviennent une aspiration au savoir, à l’amour, pour la gloire et la grandeur de l’homme. Ils conduisent Faust à la ruine, au désespoir de l’échec, car le pacte avec le démon, le diable, est un engagement trop incertain, trop téméraire : les forces du mal corrompent le « docteur Faust » et l’anéantissent. Goethe tient ici une place à part, car l’auteur fait preuve d’une confiance sereine dans l’aspiration de l’homme à l’idéal, sans oublier toutefois les tragiques limites de la liberté de l’homme. Qu’il soit sauvé ou perdu, Faust devient un modèle pour l’homme, pour l’humanité : il est un héros magnifique, ce qu’il n’était pas chez Marlowe.

Le XXe siècle a amplifié cette idéalisation, à la suite du siècle précédent. Le pacte avec le démon n’est plus qu’un détail du mythe, le « docteur Faust » prend les allures d’un mythe pour personnifier l’homme moderne libéré des représentations anciennes. Ses conquêtes portent sur le savoir et sur la vie dans sa plénitude. L’homme faustien de Spengler est l’homme gorgé de la volonté de puissance, mais il n’a plus rien de commun avec le personnage réaliste des origines qu’une situation tragique écrasait : il est le parachèvement d’une figure du héros romantique, plus grand que tout ce qui l’environne, sans rival comme nous pouvons l’être au creux du monde des rêves.

La tentation faustienne demeure associée à l’Occident, qui connut la catastrophe par deux fois au XXe siècle, et qui produisit la bombe atomique, signe que les plus beaux élans de l’être occidental sont toujours ambigus, et que la foi aveugle en la science se corrompt toujours. Il est remarquable de constater que le pacte diabolique a disparu, ou presque, du mythe, mais qu’il conserve encore sa portée symbolique. C’est que la liberté humaine court toujours le risque de s’engager sur les chemins du mal, de se compromettre avec lui jusqu’à s’aliéner en pensant s’affirmer. Peut-être est-ce l’expression du plus profond désir de l’homme occidental, vœu d’éternité, impatience des limites, qui l’incline à céder devant cette tentation vertigineuse. Faust rappelle à l’Européen que tout homme a le devoir de choisir d’engager sa liberté entre le bien et le mal. Le mythe repose sur ces deux pôles de signification et même si les origines chrétiennes du drame s’effacent peu à peu, le double vertige que connaît le « docteur Faust », partagé entre des désirs ambigus et des élans propres à la condition humaine, ne se comprend qu’au regard du pacte diabolique qui conduit le héros à son aliénation. Méphistophélès est cette tendance perverse de l’esprit qui excite les apprentis sorciers, ceux qui s’élèvent aux lumières de la conscience pour mieux bafouer la conscience. Le vieux continent a quelque peu oublié combien Faust lui ressemble, lui qui renonce à toutes les prudences pour embrasser l’infini du progrès, ce veau d’or nouvellement forgé.

Et comme le chante Méphisto : le Veau d’or est toujours debout !


Bibliographie

Bianquis, Geneviève. Faust à travers quatre siècles. Aubier, 1955.

Dabezies, André. Le mythe de Faust. Armand Colin, 1990.

Dabezies, André. Visages de Faust au XXe siècle littérature, idéologie et mythe, 1967.

Knust, Herbert. « From Faust to Oppenheimer : The Scientist’s Pact with the Devil. » Journal of European Studies, vol. 13, no. 49-50, 1983, pp. 122 à 141.

Marlowe, Christopher, et al. Le Docteur Faust. Flammarion, 1997.

Spengler, Oswald. Le déclin de l’occident : esquisse d’une morphologie de l’histoire universelle. Gallimard, 1967.


[1] Il n’y a qu’à découvrir les propositions de Chamisso en 1804, de Grabbe en 1829 (Don Juan et Faust), de Lenau en 1836, de Heine en 1856. D’autres inspirations se font jour avec Spohr en 1816, avec Schumann en 1853, etc.

[2] Les opus seront nombreux : Abraxas, ballet d’Egk en 1948 ; Le temps court, drame de Welles en 1950 ; Johann Faustus, opéra d’Eisler en 1952 ; La Fin de Faust, de Schwarze en 1957 ; Marguerite de la nuit, film d’Autan-Lara de 1955 ; Faust in Manhattan, opéra de Candoni et Nascimbene de 1963 ; Faust 67, comédie de Landolfi de 1967.

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